Take my love
Take my land
Take me where I cannot stand
I don’t care
I’m still free
You can’t take the sky from me.

Take me out
To the black
Tell ’em I ain’t comin’ back
Burn the land
And boil the sea
You can’t take the sky from me.

Have no place
I can be
Since I found Serenity

But you can’t take the sky from me.

“Firefly” est pour moi une fusion spectaculaire d’Ă©lĂ©ments de science-fiction et de western, qui se dĂ©marque agrĂ©ablement des frontières traditionnelles de la dĂ©finition des genres. De mon point de vue, il s’agit d’une odyssĂ©e transcendant les genres, magistralement structurĂ©e, Ă©crite par Joss Whedon, qui me captive en tant que spectateur grâce au dĂ©veloppement crĂ©dible des personnages, Ă  une action rapide et Ă  une profondeur Ă©motionnelle.

Le gĂ©nie de “Firefly” rĂ©side dans l’association d’Ă©lĂ©ments futuristes et de westerns, qui vĂ©hicule un sentiment d’indĂ©pendance et d’aventure et me captive immĂ©diatement. Le centre de mon attention est l’Ă©quipage du vaisseau Serenity, une communautĂ© hĂ©tĂ©roclite avec des histoires de fond profondes et des relations complexes.

Je trouve que le jeu d’acteur est excellent et que chaque personnage est reprĂ©sentĂ© avec une telle profondeur et une telle individualitĂ© que je m’immerge totalement dans leurs histoires Ă©motionnelles. Chaque Ă©pisode m’offre un Ă©ventail Ă  multiples facettes d’humour, de suspense, d’action et d’interaction humaine.

Le capitaine Malcolm ‘Mal’ Reynolds, jouĂ© par Nathan Fillion, est pour moi la pièce maĂ®tresse de “Firefly”. Mal est un ancien sergent du cĂ´tĂ© des perdants de la guerre civile galactique, marquĂ© par cette expĂ©rience et aigri par la dĂ©faite. MalgrĂ© sa carapace de dur Ă  cuire, le spectateur que je suis ne peut ignorer sa profonde sollicitude pour son Ă©quipage et sa forte boussole morale. Son humour souvent sarcastique et son caractère dĂ©terminĂ© en font pour moi un personnage fascinant dont je suis le parcours avec intĂ©rĂŞt.

River Tam, la “folle”, interprĂ©tĂ©e par Summer Glau, est un autre personnage qui me fascine. River est un gĂ©nie, mais elle a perdu sa raison et sa stabilitĂ© Ă  la suite d’expĂ©riences cruelles menĂ©es par un gouvernement corrompu. Sa psychologie fragile, associĂ©e Ă  des explosions occasionnelles de capacitĂ©s quasi surhumaines, font de River un personnage plein de surprises et au comportement imprĂ©visible. Elle est pour moi un puzzle que j’essaie de reconstituer pièce par pièce tout au long de la sĂ©rie.

Jayne Cobb, jouĂ© par Adam Baldwin, est l’un de mes personnages prĂ©fĂ©rĂ©s dans “Firefly”. Jayne est le mercenaire musclĂ© de l’Ă©quipage, souvent grossier et Ă©goĂŻste. Mais derrière sa façade rugueuse, je vois un homme avec une sorte de code d’honneur propre et mĂŞme quelques insĂ©curitĂ©s profondĂ©ment ancrĂ©es. Ses moments souvent comiques et maladroits me font rire et ses moments d’empathie inattendus me font apprĂ©cier son personnage d’une nouvelle manière.

Pour moi, la sĂ©rie se distingue particulièrement par l’intelligence de sa narration. Whedon et son Ă©quipe ont rĂ©ussi Ă  crĂ©er un monde Ă  la fois convaincant et inhabituel. Je trouve les intrigues intelligentes, pleines d’humour, et elles offrent toujours des rebondissements inattendus ainsi que des perspectives philosophiques profondes.

Malheureusement, après une saison, c’Ă©tait fini, mais malgrĂ© sa courte durĂ©e, “Firefly” m’a laissĂ© une impression durable et profonde et a plus que mĂ©ritĂ© son statut de sĂ©rie culte. Pour moi, c’est une perle brillante dans le monde de la science-fiction qui, malgrĂ© l’immensitĂ© de l’espace, met toujours l’accent sur les aspects humains. Un must absolu pour tout fan du genre et pour tous ceux qui veulent le devenir.


Addendum : En 2005, il y a eu un film de cinĂ©ma “Serenity : l’ultime rĂ©bellion”, qui se rattache directement Ă  la sĂ©rie.